Mercredi 14 mai 2008
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04:26
5 heures décalage horaire,
Le vol s'est agréablement bien passé, tout en souplesse et en envolée, départ, atterrissage, départ, atterrissage, puis décalage, escale en transit en Arabie
Saoudite, vent chaud sur le visage, sensation des marquises des sables à vol d'oiseau, les mères veilleuses doivent veiller sous le ciel de velours bleu nuit dans un temps suspendu ou la
magie n'est que sonorité à l'infini...
Changement de décor à Bangkok, tiédeur de la ville, tout est sourire et bon enfant, le service y est constamment présent, pour si peu d'argent, l'échange du répondant est constant, ça coule
de source parfois, pas de cri, pas d'agression, civilisé et accueillant, comme c'est étrange, ce n'est pas le portrait que l'on m'avait tiré pourtant... comme quoi chacun détient sa vérité dans
son sein..
Il y a ce long sourire rosé au coton douceâtre qui se prolonge jusqu'à Phuket, les pensées en sont presque pures, je ne me sens pas engourdie ou critiquée par de la méprise ou une tant soit
peu moquerie blessante à la french people, adressée aux touristes dévalant les petites rues pittoresques, vite qu'ils partent ceux là...
Le taxi nous attendait, départ pour khao Lak, l'ambiance y est constante, cheveux dans le vent aux perles de pluies, terre battue, essence de nourriture vendue sur le bas côté à volonté,
fruits sur étalage proposés, sourire d'un enfant sur le devant de mobylette, excusez-moi du terme, mais je revis,
Quelle paix intérieure, que c'est bon, que c'est
bon,
Les jours se suivirent toujours dans ce même cycle, repas échangés, petits déjeuners copieux, visites de plantation, agréable et ludique,
balade sur bord de mer, voir sur bord d'océan pour nous, étant donné le brassage des vagues.
Dire que le tsunami est passé par-là ne m'étonne guère, la force de la propulsion se fait sentir au loin, il suffit que les pores de la peau soient dilatés et
je m’en abreuve de bienfaits, comme c'est enivrant, mon Dieu, chanson de gloire, chant de trident, bungalows nommés Poséidon, le Père mer souffle son esprit de retenti,
Encore faut-il savoir le prolonger... à l'infini, je cherche du regard le départ de Son Souffle, mais je me perds dans cet horizon lointain, je ne peux que l'imaginer, brume du petit
matin, reflet des lendemains, mon cœur bat la sirène des marrées retrouvées, où es-tu je te sens si près de moi, je n'ai aucune peine à t'imaginer dans un balai de baleines, renversant les
monts des veines..
Rires, sourires, mon ami retient son inspire, le beau parlé de chez nous répondrait, whaou, c'est fort,
Dans la même semaine j'ai déménagé, pour pulser, l'ivresse, vous savez celle qui nous déménage, elle n'arrête pas de statuer,
Traverser de la rivière en radeau, sous la pluie, un snake sur la branche, vie de jungle dans cette harmonie de cris.
Les allers retours fréquents jusqu'au centre ville nous permettent de croiser des éléphants sur un camion en roule libre jusqu'à l'autre réserve, toujours présent, toujours sereins nos
éléphants respectés des grands matins...
Vous préférez l'eau de pluie ou l'eau de-là?
Ici vous avez le choix, vous pouvez dès le réveil confier votre esprit à la petite maison des esprits, honoré par des offrandes de fleurs, encens, nourritures,
tout ce dont la culture demande à recevoir pour offrir à son tour,
Les petits temples sur pieds se situent auprès de chaque maison, plus de danger encourt votre esprit, aucune perturbation durant la journée, la tranquillité
s'installe,
( Je me disais bien que les boîtes aux lettres n'avaient pas leurs vrais fonctions, décidément il faut toujours suivre ces perceptions d'enfant ),
pour enfin aller prendre la douche des moussons, mais ce n'est pas tous les jours qu'il pleut, d'ailleurs d'un ailleurs encore meilleur, en ce moment même il ne pleut pas.
Petits colibris, sonorités des pluies, douces nuits, végétations luxuriantes telle l'Amazonie...
Je peux échanger avec bonheur des escapades, des sourires complices vont fuser, aucune ambiguïté va s' imiser, bonté d'âme au rendez-vous,
Bonne journée à vous.
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