Cela fait
quelques jours qu'il ne pleuve pas et cela nous permet de vaquer aux activités diverses et variées, la journée trekking éléphants à été riche en émotions, une cascade nous attendait au bout du
chemin pour enfin repartir à travers la jungle.
Telle l’imagination faisant, la portée de cet animal fort en dégagement énergétique nous à permis de
ressentir sa puissance et son halo d'amour et de bonté.
Dans son élan à vibrer à sa façon, ses oreilles ventilaient papillon, rien qu’une légère propulsion dans les poumons, correspondante à l’ivresse de l’émoi, ému.
Miracle me disais-je, il respire la même ère que moi, la même m’ère. L énergie qu il renvoyait coulait dans les veines pour finir jusqu’au pied et plus encore, l’ancrage était
totalement bon en joie d’être ici et maintenant en union avec le Tout.
Mi-Père, mi-Mère à la fois son équilibre était parfait, tout s'y trouvait, la force, le pilier, le rayonnement entre le ciel et la terre et cette plénitude dans son milieu naturel
ou nous pouvions aisément nous équilibrer à notre tour.
Sa communion était facilement palpable et la montée depuis l'échelle jusqu'à son dos nous permettait un essor jusqu'aux arbres à notre tour.
La facilité à nous retrouver dans notre écrin, notre véritable Soi, nous
faisait dire que finalement ce n'était pas si terrible et si dur de se retrouver dans son sein.
Le cordon ombilical unit avec le lien maternel Terre subsistait, rien n’avait changé, tout se trouvait à porter de main.
Osmose parfaite, entre les enfants de la planète ou Elle nous avait reçus bienveillante et ses fidèles de la jungle portant son halo doré.
Joueur et gourmand, rien ne transparaissait un animal mais bien un être sensible et plein d'attention. En transparence auprès des enfants, ils se fondaient ensemble à l'horizon en des
esprits équilibrés et éveillés, laissant percevoir un amour réciproque, un respect mutuel, et une tendre soumission acceptée de la part de la force première. Se faisant mesure pour ne pas
déranger à qui le plus fort et valeureux, nous sentions l'éléphant comme un veilleur ou une veilleuse depuis la nuit des temps. Peut être que sa force nous permettait de penser cela, bien
que son âme émettait une très grande profondeur.
Merci à vous, éléphants papillons aux halos de
lumière.
La constance et le sourire en se peuple thaïlandais me rend perplexe parfois, la vie ici est
comme "un autrefois", toujours sereine, pas un jour de colère ou d'irritation, source tranquille tel que j'aimerai l'appeler parfois, la confiance règne et cela permet graduellement de reprendre
confiance en soi si le besoin s'y trouve, chacun à le temps de vaquer à ses occupations sans la pression humaine où le désir de courir au supermarché afin de consommer, de
trop.
Le regard est sincère, profond, presque familier, quelques mots en Thaï et le sourire veille tardivement,
Au détour d'un voyage jusqu’à Phuket, en co voiturage nous nous sommes rendu jusqu'à un village pêcheur Gipsy, oui le nom peut faire penser au Gipsy King, mais nous
n'étions pas très loin de cette ambiance.
Le bus à peine garé, que l'émotion de ce village envahissait le cœur et la joie de vivre, étreint de ce halo doux et sensuel en voile de son, en voile de songe, nous passions la porte
des miracles,
Son et merveille, un retour en arrière tel le fameux film la cité de la joie me remplissait le cœur, l'âme et l'esprit, que de plus savoureux qu'une étreinte affective avec un peuple
humble ou la beauté ne se voit pas de l'extérieure, avec nos yeux d'étranger parfois nous ne savons pas remarquer mais, pourtant, pourtant je n'aime que toi, pays de ma maison, où la vie
s'écoule à ta façon,
La rue en terre battue relatait tes odeurs de poissons, de grillades fumées sur feux de bois, enivrant la peau et son grain, à tous ceux qui se faisait sien de toi, maison de palais
caché, ta foule, de peau basanée, s'enfilait comme des liens en filet de pêcheur, des rires, des visages dilatés, au tornade de circulation en "pous pous" jusqu'a la fête qui battait son
plein.
C'était 3 jours exquis, où tous les soirs un rituel pour les esprits s'apportait sur la plage en face de la mer, à raison de 2 fois par an, le couloir du temps s'ouvrait à la mélodie des
musiques musulmanes et Thaïlandaises,
mon émotion correspondait au sacré, j'avais perdu tous repères avec l'extérieur, tout se jouait à l'intérieur de moi, comme une symphonie, la musique m'emportait, la danse en ronde à la file
indienne gentille et bon enfant, mes larmes ne cessaient de couler, elles avaient le rythmes dans la peau, la fameuse unité avec soi même et les autres autour, la communion des
religions, des peuples, au sourire des dépassements de frontières, devant un verre et un plaisir fou de partager, mon dieu mais quel moment magique, naturel pour les sens, évidemment,
évidemment, presque comme avant quand on était enfant et que l'on bousillait nos geudasses, écorcher nos genoux, traîné pour aller à l'école et se marrer, un monde à part, là où l'on se fiche de
tout...
Au loin, j'entendais ma voix maternelle qui s'y flottait danse ma chérie, danse, la vie est faite ainsi, au contour d'une mecque, une estrade d'envergure, une tornade au centre, une pyramide
centrale à l'imagination découverte, verticale, amenant à soi, des âmes très peu égarées en chemin faisant latérale,
quelques marches, la montées des rayons des cœurs de jouvence, et le tour était joué, l'âme en plaisir, le corps en frénésie, je ne savais aucunement qu'une telle époque pouvait encore
exister...
une parenthèse, à l'équinoxe des joies et des colères,
Les maisons montées sur pilotis étaient identiquement les mêmes, un hamac installé en dessous berçait les habitants à longueur de journées, sur les balcons les mamas préparaient la friture,
ou tissaient un filet, savourant les yeux écarquillés de quelques passants curieux et osés.
Le temps des réalités nous a contraint à partir, mais le sublime résidait dans nos yeux ou les myriades d'étincelles persistaient, la sève de ce lieu envoûtant coulait dans nos
cellules telle une régénération de notre sang, peut être sacré.
A plus tard...